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Mon webmaster a disparu :

comment récupérer mon site internet et reprendre le contrôle de votre patrimoine numérique ?

guide récuperer son site internet

Le guide complet pour les dirigeants, artisans, commerçants, professions libérales et PME

Votre webmaster ne répond plus.
Votre agence a fermé.
La personne qui gérait votre site est partie, malade, injoignable ou, dans les situations les plus difficiles, décédée.
Et soudain, une question que personne ne s’était vraiment posée devient urgente :
Qui possède réellement votre site internet ?
Vous connaissez son adresse. Vous payez peut-être des factures depuis des années. Votre logo est dessus. Vos clients l’utilisent. Il porte le nom de votre entreprise.
Mais avez-vous les accès ?
Savez-vous où est enregistré votre nom de domaine ?
Savez-vous qui paie son renouvellement ?
Connaissez-vous votre hébergeur ?
Possédez-vous un compte administrateur WordPress ?
Savez-vous où sont stockées les sauvegardes ?
Et si votre prestataire disparaissait demain, pourriez-vous confier votre site à quelqu’un d’autre sans son intervention ?
Si vous répondez « je ne sais pas » à plusieurs de ces questions, ce guide vous concerne.

1. Le jour où tout s’arrête

Imaginez une entreprise qui possède un site internet depuis plusieurs années.
Le site fonctionne. Les clients le connaissent. Il apparaît sur Google. L’adresse figure sur les cartes de visite et les documents commerciaux.
Le dirigeant souhaite faire quelques modifications et contacte son webmaster.
Pas de réponse.
Il rappelle.
Toujours rien.
Après plusieurs tentatives, il apprend finalement que son prestataire est décédé brutalement.

Au-delà du drame humain, l’entreprise découvre alors un deuxième problème.

  • Elle ne possède pratiquement aucun accès.
  • Le nom de domaine a été enregistré par le prestataire.
  • L’hébergement a été souscrit par le prestataire.
  • Les identifiants WordPress sont inconnus.
  • Personne ne sait exactement où se trouvent les sauvegardes.
  • Le site est encore en ligne… mais l’entreprise ne maîtrise plus vraiment son propre outil.

Ce cas peut sembler exceptionnel.

Mais c’est une histoire vraie

Ce guide est né d’un cas réel qui m’a été confié : une entreprise s’est retrouvée du jour au lendemain sans accès à son site internet après la disparition de son webmaster. Une situation concrète qui rappelle combien il est essentiel de rester maître de son patrimoine numérique.

La dépendance totale à un webmaster n’est absolument pas normale.

Nous rencontrons le même problème lorsqu’une agence ferme, lorsqu’un freelance cesse son activité, lorsqu’une relation commerciale se dégrade ou simplement lorsque la personne qui détenait tous les mots de passe quitte l’entreprise.
Le problème n’est donc pas :
« Que faire si mon webmaster décède ? »
La vraie question est :
« Mon entreprise pourrait-elle continuer à gérer son site si son prestataire devenait indisponible demain matin ? »
C’est à cette question que nous allons répondre.

2. Votre site n’est pas un seul objet

C’est probablement la notion la plus importante de ce guide.
Quand un dirigeant dit :
« Mon site internet »,
il imagine généralement une seule chose.
Techniquement, un site repose pourtant sur plusieurs éléments indépendants.

On peut les comparer à un commerce physique.
Le nom de domaine
C’est votre adresse.
monentreprise.fr
L’hébergement
C’est le bâtiment dans lequel se trouvent les fichiers et les données du site.
WordPress ou votre CMS
C’est le système qui permet de gérer les pages, images, articles, produits et utilisateurs.
La base de données
Elle contient une grande partie des informations nécessaires au fonctionnement du site.
Les comptes e-mail
Ils peuvent être liés au domaine ou à l’hébergement, mais ce sont encore des éléments distincts.
Les services externes
Google Analytics, Search Console, Google Business Profile, Meta, Brevo, Mailchimp, Stripe, PayPal, outils de réservation, CDN, sauvegardes, licences de plugins…
Votre écosystème numérique ressemble donc davantage à un trousseau de clés qu’à une clé unique.
Et le premier risque apparaît lorsque toutes ces clés sont dans la poche d’une seule personne.

3. La règle fondamentale : le client doit rester maître de ses actifs numériques

Chez Ma Solution Digitale, notre principe est simple :
Un prestataire doit pouvoir travailler sur vos outils. Il ne doit pas être le seul à pouvoir les contrôler.
Cela ne signifie pas que le client doit administrer lui-même son serveur.
Pas plus qu’un chef d’entreprise n’a besoin de savoir démonter son photocopieur pour en être propriétaire.
Cela signifie simplement que l’entreprise doit pouvoir reprendre la main.

Pour chaque élément essentiel, posez-vous trois questions :
À quel nom est le contrat ?
Qui possède l’accès principal ?
Que se passe-t-il si mon prestataire ne répond plus ?
Si la réponse à la troisième question est « nous sommes bloqués », il existe une dépendance qu’il faut corriger.

4. Le nom de domaine : votre adresse numérique

Chez Ma Solution Digitale, notre principe est simple :
Un prestataire doit pouvoir travailler sur vos outils. Il ne doit pas être le seul à pouvoir les contrôler.
Cela ne signifie pas que le client doit administrer lui-même son serveur.
Pas plus qu’un chef d’entreprise n’a besoin de savoir démonter son photocopieur pour en être propriétaire.
Cela signifie simplement que l’entreprise doit pouvoir reprendre la main.

Prenons monentreprise.fr.
Beaucoup de dirigeants pensent que parce que le domaine contient le nom de leur société, il leur appartient automatiquement.
Ce n’est pas aussi simple.
Pour les .fr, l’Afnic explique que le titulaire est la personne physique ou morale à l’initiative de l’enregistrement et du maintien du domaine. C’est ce titulaire qui détient les droits et responsabilités associés au nom de domaine.
C’est donc un point à vérifier immédiatement.
Comment savoir qui gère votre domaine ?
Vous pouvez consulter les informations Whois.
Pour un .fr, le Whois permet notamment de connaître les dates du domaine, ses serveurs DNS et certaines informations relatives à son titulaire et à ses contacts. Certaines données concernant les personnes physiques sont toutefois masquées pour protéger leur vie privée.
Consulter le Whois officiel de l’Afnic
La configuration idéale
Pour une entreprise, nous recommandons généralement :
Titulaire : votre entreprise
E-mail principal : une adresse maîtrisée par l’entreprise
Facturation : entreprise
Renouvellement : contrôlé par l’entreprise
Le webmaster ou l’agence peut ensuite disposer des droits nécessaires pour gérer techniquement le domaine.
Mais ce n’est pas la même chose que d’en être l’unique maître.

5. Registrar, hébergeur, DNS : trois mots qui créent beaucoup de confusion

dns registrar

On mélange souvent ces notions.

Le registrar ou bureau d’enregistrement

C’est l’entreprise par laquelle le nom de domaine est enregistré et administré.

Pour les .fr, l’Afnic indique que les opérations comme la création, le renouvellement, le transfert, le changement de titulaire ou la suppression sont réalisées par les bureaux d’enregistrement accrédités.

L’hébergeur

Il stocke les fichiers et bases de données qui permettent au site de fonctionner.

Votre registrar et votre hébergeur peuvent être la même entreprise.

Mais ce n’est pas obligatoire.

Les DNS

Ils permettent notamment de faire correspondre votre domaine aux services techniques appropriés.

Une modification DNS mal maîtrisée peut rendre indisponibles votre site ou vos e-mails.

💡 Le conseil du Rhino

Ne modifiez jamais les DNS au hasard pour tenter de récupérer un site.
Avant toute intervention, il faut comprendre l’architecture existante.

6. « Je n’ai pas accès au domaine » : que faire ?

Première règle :
Ne paniquez pas et ne commencez pas à modifier tout ce qui est encore accessible.

Commencez par documenter.

Relevez :

  • le domaine ;
  • le registrar ;
  • le titulaire connu ;
  • les DNS ;
  • les dates d’enregistrement et d’expiration ;
  • les coordonnées disponibles ;
  • les factures que vous possédez ;
  • les échanges avec le prestataire ;
  • les contrats et devis ;
  • les preuves que le site est exploité par votre entreprise.

Pour un .fr, si vous êtes bien titulaire, l’Afnic permet notamment de demander une attestation de titularité.

Si le domaine a été enregistré au nom du prestataire, la situation nécessite davantage de précautions.

Il ne faut pas simplement essayer de « récupérer le mot de passe ».

Il faut déterminer les droits de chacun et la procédure appropriée.

Selon le cas, le registrar, l’Afnic et éventuellement un conseil juridique pourront intervenir.

7. Et si le domaine est au nom du webmaster ?

C’est l’une des situations les plus problématiques.

Le site peut avoir été créé pour votre entreprise, payé par votre entreprise et utilisé pendant dix ans par votre entreprise…

…tout en ayant un domaine administrativement enregistré au nom du prestataire.

La situation n’est pas forcément irrécupérable.

Mais elle devient inutilement complexe.

Il faudra notamment rechercher :

  • devis ;
  • factures ;
  • contrats ;
  • échanges d’e-mails ;
  • preuve de paiement ;
  • ancienneté de l’utilisation ;
  • marque éventuelle ;
  • dénomination commerciale ;
  • éléments montrant pour le compte de qui le domaine a été enregistré.

Pour les .fr, l’Afnic rappelle que la gestion administrative passe normalement par les bureaux d’enregistrement et propose également différents dispositifs pour certaines situations litigieuses.

Prévenir est infiniment plus simple que guérir.

8. L’hébergement : où vit réellement votre site ?

Votre domaine peut être chez un prestataire A et votre site hébergé chez un prestataire B.

Vous devez donc connaître au minimum :

le nom de l’hébergeur ;

le numéro ou l’identifiant du compte ;

l’adresse e-mail principale associée ;

le responsable de la facturation ;

la date de renouvellement ;

la méthode de récupération du compte.

Idéalement, le contrat est souscrit directement par l’entreprise.

Le prestataire reçoit ensuite les accès nécessaires.

9. Que faire si vous ne connaissez pas votre hébergeur ?

Un professionnel peut effectuer plusieurs recherches techniques.

Les DNS constituent notamment un premier indice.

Mais attention :

DNS et hébergement ne sont pas nécessairement la même chose.

Il faut donc recouper les informations.

On peut notamment examiner :

  • DNS ;
  • adresses IP ;
  • en-têtes techniques ;
  • anciens e-mails ;
  • factures ;
  • relevés bancaires ;
  • informations Whois ;
  • sauvegardes ;
  • comptes clients existants.

Une fois l’hébergeur probable identifié, contactez-le proprement.

Expliquez la situation.

Préparez les preuves permettant d’établir que l’entreprise est bien concernée par le site et ses données.

L’hébergeur ne devrait évidemment pas donner le mot de passe d’un client à la première personne qui affirme être propriétaire du site.

C’est une protection, pas un obstacle.

10. Le site fonctionne encore ? Ne touchez à rien avant la sauvegarde
C’est une règle que

C’est une règle que nous appliquons systématiquement :
Avant de réparer, sauvegardez.

Si le site fonctionne encore, vous avez quelque chose à préserver.

Une manipulation précipitée peut transformer une situation compliquée en catastrophe.

Avant une migration ou une remise en état importante, récupérez idéalement :

  • fichiers ;
  • base de données ;
  • configuration ;
  • médias ;
  • paramètres essentiels ;
  • sauvegardes disponibles.

Cybermalveillance.gouv.fr recommande explicitement d’effectuer régulièrement des sauvegardes du site, de sa configuration et de ses bases de données, mais également de tester la restauration pour s’assurer qu’elles sont réellement utilisables.

11. WordPress : êtes-vous vraiment administrateur de votre propre site ?

Pour un site WordPress, l’entreprise devrait disposer d’au moins un compte administrateur qu’elle contrôle.

Pas nécessairement celui utilisé quotidiennement.

Mais un compte connu, documenté et sécurisé.

À vérifier

Qui sont les administrateurs ?

Quelles adresses e-mail leur sont associées ?

Existe-t-il encore des comptes d’anciens prestataires ?

Le webmaster utilise-t-il son adresse personnelle ?

L’adresse de récupération appartient-elle à l’entreprise ?

La double authentification est-elle activée lorsque possible ?

💡 Le conseil du Rhino

Cybermalveillance.gouv.fr recommande des mots de passe longs, complexes et différents pour les services privilégiés et préconise l’activation de la double authentification lorsque celle-ci est disponible. En 2026 Le rhino vous préconise 16 caractères alphanumerique, majuscule et symboles spéciaux.

12. Attention : récupérer WordPress ne suffit pas

C’est un piège classique.

Le dirigeant retrouve wp-admin, change le mot de passe et pense :

« C’est bon, j’ai récupéré mon site. »

Pas nécessairement.

Un administrateur WordPress ne contrôle pas forcément :

  • l’hébergement ;
  • le domaine ;
  • les DNS ;
  • les sauvegardes ;
  • le serveur SMTP ;
  • les licences ;
  • Google Analytics ;
  • Search Console ;
  • le compte Meta ;
  • les paiements ;
  • les CDN ;
  • les comptes e-mail.

La reprise doit donc être globale.

13. Les licences : le piège invisible

Votre site utilise peut-être un constructeur de pages, un thème premium ou plusieurs plugins payants.

Votre site utilise peut-être un constructeur de pages, un thème premium ou plusieurs plugins payants.

Qui possède les licences ?

Votre entreprise ?

Votre webmaster ?

Son agence ?

Une licence « agence » utilisée sur cinquante sites ?

Il n’y a rien d’anormal à ce qu’une agence utilise certaines licences professionnelles sur les sites de ses clients.

Mais le client doit savoir ce qui se passera à la fin de la collaboration.

🦏 Le conseil du Rhino

Posez la question avant de signer
« Si nous cessons de travailler ensemble demain, quelles licences devrai-je reprendre à mon nom pour continuer à maintenir le site ? »
Une réponse claire vaut beaucoup.

14. Les e-mails : le risque que tout le monde oublie

Votre domaine peut également servir à vos adresses professionnelles :
contact@entreprise.fr
direction@entreprise.fr
compta@entreprise.fr

Changer brutalement les DNS peut donc avoir des conséquences qui dépassent largement le site.

Vous pouvez récupérer votre page d’accueil…

…et casser les e-mails de toute l’entreprise.

Avant une migration, documentez :

  • les enregistrements MX ;
  • les services de messagerie ;
  • SPF ;
  • DKIM ;
  • DMARC ;
  • les comptes existants ;
  • les redirections ;
  • les boîtes partagées.

Le site n’est qu’une partie du domaine.

15. Google : qui possède vos comptes ?

compte principale

Autre situation très fréquente :

Le prestataire a créé Google Analytics et Search Console avec son propre compte Google.

Pendant des années, tout fonctionne.

Puis la relation s’arrête.

Le client découvre qu’il ne possède pas ses données.

Même logique avec :

  • Google Business Profile ;
  • Google Ads ;
  • Tag Manager ;
  • Merchant Center ;
  • YouTube ;
  • outils de mesure.

La bonne pratique est simple :

l’entreprise possède le compte principal et donne des droits au prestataire.

Pas l’inverse.

16. Les réseaux sociaux et la publicité

Même principe avec Meta, LinkedIn et les autres plateformes.

Votre agence n’a pas besoin d’être propriétaire de votre présence numérique pour travailler.

Elle a besoin des permissions appropriées.

Un système de délégation bien conçu protège les deux parties :

le client conserve son actif ;

le prestataire dispose des droits nécessaires ;

et la fin de la collaboration peut se faire proprement.

17. Les obligations légales de votre site ne disparaissent pas parce qu’un prestataire s’en occupe

Déléguer la création du site ne signifie pas que l’entreprise peut oublier complètement ce qui y est publié.

Un site professionnel doit notamment comporter différentes informations permettant d’identifier l’entreprise. Pour une société, le ministère de l’Économie rappelle notamment la dénomination sociale, la forme juridique, le capital, les coordonnées et, selon l’activité et le site, différentes mentions complémentaires.

Consulter les obligations relatives aux mentions d’un site professionnel

Votre site doit évoluer avec votre entreprise.

Changement d’adresse ?

Nouveau dirigeant ?

Nouvel hébergeur ?

Nouveau formulaire ?

Nouvel outil Analytics ?

Nouveau prestataire newsletter ?

Les conséquences techniques et réglementaires doivent être vérifiées.

18. RGPD : copier une politique de confidentialité ne suffit pas

Une politique RGPD n’est pas un texte décoratif placé dans le footer.

Elle doit correspondre à ce que fait réellement votre site.

Prenons un formulaire de contact.

Il peut collecter :

  • nom ;
  • prénom ;
  • e-mail ;
  • téléphone ;
  • entreprise ;
  • message.

Mais ensuite ?

Le message arrive-t-il uniquement dans une boîte e-mail ?

Est-il stocké dans WordPress ?

Est-il transmis à un CRM ?

À une plateforme de marketing ?

Combien de temps est-il conservé ?

Qui peut le consulter ?

C’est ce fonctionnement réel qu’il faut documenter.

La conformité commence donc par un inventaire technique.

19. Cookies : le bandeau n’est pas la conformité

C’est probablement l’erreur la plus fréquente.

Installer un plugin qui affiche :

« Nous utilisons des cookies. OK »

ne rend pas automatiquement un site conforme.

La CNIL rappelle que les traceurs nécessitant le consentement ne doivent pas être déposés ou lus avant celui-ci. Elle précise également que l’utilisateur doit pouvoir accepter ou refuser avec le même degré de simplicité et pouvoir retirer son consentement facilement.

En clair :

Tout accepter

et

Tout refuser

doivent constituer de vrais choix.

Et surtout, le bouton « Refuser » doit réellement empêcher les scripts concernés de se charger.

La CNIL précise aussi que certains traceurs strictement nécessaires peuvent être exemptés de consentement ; certains outils de mesure d’audience peuvent également bénéficier d’une exemption sous conditions précises.

Guide CNIL : mettre son site en conformité pour les cookies

20. Votre webmaster disparaît demain : le plan d’urgence

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Voici l’ordre dans lequel nous recommandons d’agir.

Étape 1 – Ne rien casser

Pas de changement DNS improvisé.

Pas de suppression de comptes.

Pas de mise à jour massive de WordPress.

Étape 2 – Faire l’inventaire

Listez ce que vous possédez et ce qui manque.

Étape 3 – Vérifier le domaine

Registrar, titulaire, DNS, renouvellement.

Étape 4 – Identifier l’hébergement

Recherches techniques, factures, contrats, e-mails.

Étape 5 – Préserver les données

Demandez une sauvegarde dès que possible.

Étape 6 – Récupérer WordPress

Administrateurs, fichiers, base de données.

Étape 7 – Cartographier les services externes

Google, Meta, newsletter, SMTP, paiement, sauvegarde, licences.

Étape 8 – Sécuriser

Changez progressivement les accès sensibles.

Étape 9 – Tester

Site, formulaires, e-mails, commandes éventuelles, mobile.

Étape 10 – Documenter

À la fin de la reprise, ne recréez surtout pas le problème que vous venez de résoudre.

21. La checklist du dirigeant

Prenez dix minutes et cochez ce que vous pouvez récupérer aujourd’hui.

Nom de domaine

  • Je connais mon registrar.
  • Mon entreprise est titulaire du domaine.
  • Je connais l’e-mail associé au compte.
  • Je peux me connecter.
  • Je connais la date de renouvellement.
  • Je sais qui paie.

Hébergement

  • Je connais mon hébergeur.
  • Le contrat est identifiable.
  • Je possède ou peux récupérer les accès.
  • Je connais l’échéance.
  • Je peux obtenir une sauvegarde.

WordPress

  • Mon entreprise possède un administrateur.
  • Je connais l’adresse e-mail associée.
  • Je connais les autres administrateurs.
  • Les anciens prestataires ont été retirés.
  • Les accès sensibles sont sécurisés.

Sauvegardes

  • Des sauvegardes automatiques existent.
  • Elles comprennent fichiers et base.
  • Elles ne sont pas toutes stockées au même endroit.
  • Une restauration a déjà été testée.

Google

  • Analytics.
  • Search Console.
  • Business Profile.
  • Ads.
  • Tag Manager.

Marketing et services externes

  • Réseaux sociaux.
  • Newsletter.
  • CRM.
  • Paiement.
  • SMTP.
  • Réservation.
  • Licences WordPress.

Si vous avez moins de la moitié des cases cochées, votre priorité n’est probablement pas de refaire votre page d’accueil.

Votre priorité est de reprendre le contrôle.

22. Comment travailler correctement avec un webmaster ou une agence ?

Un bon prestataire ne devrait pas être gêné par cette discussion.
Au contraire.
Une organisation saine protège tout le monde.

Au démarrage du projet

Déterminez qui possède quoi.

Domaine

De préférence au nom du client.

Hébergement

De préférence sous contrôle du client ou avec des conditions de réversibilité parfaitement claires.

WordPress

Un compte administrateur client + des comptes individuels pour les prestataires.

Services externes

Compte principal client + délégation.

Licences

Expliquez ce qui appartient au client et ce qui dépend d’une licence agence.

Sauvegardes

Expliquez où elles se trouvent et combien de temps elles sont conservées.

Fin de mission

Prévoyez la restitution des accès.

Un contrat ne devrait pas seulement expliquer comment commence la collaboration.

Il devrait également expliquer comment elle se termine.

23. La clause que nous aimerions voir dans davantage de contrats web

Sans prétendre remplacer une rédaction juridique adaptée à chaque contrat, le principe devrait ressembler à ceci :

À la fin de la prestation, le client doit pouvoir récupérer les éléments nécessaires à la poursuite de l’exploitation de son site, sous réserve des licences, services tiers et droits clairement identifiés au contrat.

Autrement dit :

pas de prise d’otage technique.

Et inversement, le client doit évidemment régler les prestations qu’il a commandées et respecter les licences des outils utilisés.

Une bonne relation fonctionne dans les deux sens.

Non.

Il existe des raisons parfaitement légitimes.

Une agence peut avoir :

  • une infrastructure d’hébergement mutualisée ;
  • des licences professionnelles ;
  • des outils internes ;
  • une gestion centralisée de la maintenance.

Ce n’est pas nécessairement un problème.

La question est :

Existe-t-il une procédure claire de réversibilité ?

Si vous quittez l’agence, pouvez-vous récupérer le site ?

Sous quel délai ?

Sous quel format ?

Quelles licences devrez-vous reprendre ?

Que devient le domaine ?

Que deviennent les e-mails ?

Que deviennent vos données ?

Si tout cela est documenté, le risque est maîtrisé.

25. Les signaux d’alerte avant de choisir un prestataire

Méfiez-vous si vous entendez :

« Ne vous occupez de rien, je garde tout. »

« Le domaine sera à mon nom, c’est plus simple. »

« Vous n’avez pas besoin d’accès administrateur. »

« Les sauvegardes ? L’hébergeur doit sûrement en faire. »

« Les mots de passe sont tous sur mon ordinateur. »

« On verra le transfert le jour où vous partirez. »

Aucune de ces phrases ne signifie automatiquement que le prestataire est malhonnête.

Mais elles révèlent une organisation fragile..

26. Les bonnes questions à poser AVANT de signer

Demandez :

Qui sera titulaire du domaine ?

Chez quel registrar ?

Qui souscrit l’hébergement ?

Aurais-je accès au compte ?

Aurais-je un administrateur WordPress ?

Où seront stockées les sauvegardes ?

Combien de temps sont-elles conservées ?

Quelles licences sont à mon nom ?

Quelles licences appartiennent à l’agence ?

Que devrai-je acheter si nous cessons de travailler ensemble ?

Qui possède Analytics et Search Console ?

Comment récupère-t-on le site en fin de contrat ?

Si le prestataire répond clairement à ces questions, c’est déjà un excellent signal.

27. Le document que chaque entreprise devrait posséder

Nous recommandons de créer une fiche de patrimoine numérique.

Pas un fichier Word contenant tous vos mots de passe en clair.

Un inventaire sécurisé.

Il peut indiquer :

ActifPrestatairePropriétaireE-mail principalRenouvellement
DomaineRegistrarEntreprisedirection@…annuel
HébergementHébergeurEntrepriseinformatique@…annuel
WordPressEntrepriseadmin@…
AnalyticsGoogleEntreprisemarketing@…
NewsletterPrestataireEntreprisemarketing@…mensuel

Ajoutez l’emplacement sécurisé des identifiants plutôt que les mots de passe eux-mêmes.

Et mettez ce document à jour.

28. Pourquoi les sauvegardes doivent être indépendantes

Imaginez :

votre site est piraté ;

les fichiers sont chiffrés ;

et les sauvegardes sont stockées… sur le même serveur.

Vous venez potentiellement de perdre le site et sa roue de secours.

D’où l’intérêt de sauvegardes indépendantes.

Cybermalveillance.gouv.fr insiste également sur la nécessité de sauvegarder régulièrement les données, la configuration et les bases de données du site.

29. Le jour où vous changez de webmaster

Une transition propre devrait ressembler à cela.

Avant le changement

Sauvegarde complète.

Inventaire.

Liste des accès.

Pendant

Création des nouveaux comptes.

Transfert des connaissances.

Vérification des licences.

Après

Suppression ou réduction des anciens accès.

Modification des secrets nécessaires.

Vérification des sauvegardes.

Contrôle du site.

Documentation.

Ce n’est pas une guerre.

C’est une passation.

30. Et si l’ancien webmaster refuse de donner les accès ?

D’abord, restez factuel.

Rassemblez :

  • contrat ;
  • devis ;
  • factures ;
  • preuves de paiement ;
  • échanges ;
  • informations du domaine ;
  • informations d’hébergement ;
  • sauvegardes disponibles.

Demandez précisément ce que vous souhaitez récupérer.

Évitez les messages vagues du type :

« Donnez-moi tous mes codes. »

Préférez :

« Nous souhaitons récupérer l’accès administrateur WordPress, une copie complète des fichiers et de la base de données, ainsi que les informations relatives au domaine et à l’hébergement. »

Si la situation devient contractuelle ou contentieuse, faites intervenir votre conseil juridique.

Le technicien doit rester technicien.

L’avocat doit rester avocat.

🦏 Le regard du Rhino

Il y a une drôle d’habitude dans le numérique.
Une entreprise vérifie pendant trois semaines le contrat de location d’un photocopieur à 120 € par mois…
…mais laisse parfois son nom de domaine, son site, ses e-mails, ses statistiques et ses comptes publicitaires dans les mains d’une seule personne sans savoir exactement à quel nom ils sont enregistrés.
Le Rhino trouve ça légèrement disproportionné.
Votre site n’est pas « le truc du webmaster ».
C’est un actif de l’entreprise.
Traitez-le comme tel.